En Afrique, le VIH/Sida, la tuberculose et le paludisme sévissent malgré les stratégies de lutte déployées par les dirigeants. Au Togo, même s’il reste quelques efforts à faire, on remarque tout de même une progression dans la lutte contre les maladies précitées. Puis, dans le cadre du processus participatif et inclusif du nouveau cycle de financement 2021-2023 du Fonds mondial, le Togo s’apprête à obtenir une nouvelle allocation de soixante-cinq (65) milliards de francs CFA pour une lutte résiliente contre les trois maladies.

Le montant de l’enveloppe financière qui sera allouée au Togo a été revue, soit une augmentation substantielle de 69%. En réalité, au cours du prochain dialogue national permanent entre parties prenantes, le Togo élaborera une demande qui sera soumise au Fonds mondial en mai 2020 pour le décaissement des fonds qui renforceront la lutte contre le VIH/Sida, la tuberculose et le paludisme ainsi que la mise en place des systèmes sanitaires résistants et pérennes.
Le partenariat Fonds mondial-Togo date de 2013 avec des accords de subventions successifs qui atteignent au total plus de 350 millions d’euros. Sur la période couvrant les différentes allocations, le Togo a obtenu des résultats très significatifs. En effet, l’appui fourni par le Fonds dans le passé a permis d’offrir un traitement antirétroviral (ARV) à 45.000 malades du Sida, le dépistage et le traitement de plus de 20.000 cas de tuberculose, la distribution de sept millions (7.000.000) de moustiquaires imprégnées pour la protection contre le paludisme ainsi que l’achat de médicaments. En matière de lutte contre le VIH/Sida, l’Onusida a salué les progrès réalisés par le Togo aussi bien au niveau de la réduction des nouvelles infections, qu’au niveau de la réduction des décès liés au VIH.
Évalué à 4% en 2000, le taux de prévalence a connu une baisse jusqu’à 2,3% en 2018.Cependant, il reste encore des domaines dans lesquels des progrès doivent être faits afin d’éradiquer le VIH d’ici 2030. Aussi, il est important de renforcer les plans stratégiques nationaux, d’aligner le processus du Fonds mondial sur le dialogue national permanent entre parties prenantes, élaborer et présenter la note technique conceptuelle, effectuer l’examen des propositions et déterminer les plafonds budgétaires etc.