Le Conseil des ministres togolais a adopté un projet de loi pour la mise en place d’une assurance maladie universelle. Cela rentre dans le cadre des efforts du pays dans le renforcement de son cadre institutionnel et légal, en vue justement d’étendre la couverture maladie à l’ensemble de la population du Togo. Plus d’infos sur le sujet dans la suite de cet article.

Un « système cohérent et intégré d’assurance maladie universelle »

La couverture maladie universelle au Togo était au cœur des préoccupations du conseil des togolais. Conformément à l’Axe 3 du Plan national de développement (PND 2018 – 2022) portant sur la consolidation du développement social et le renforcement des mécanismes d’inclusion, l’extension de la couverture maladie à tous les ménages togolais y a été en effet préconisée.

Le texte adopté en conseil des ministres entend offrir, selon le communiqué dudit conseil, « un système cohérent et intégré d’assurance maladie universelle ». En d’autres termes, il a pour objectif de mettre en place une couverture aussi large que possible de ce mécanisme de soutien à la population. Toujours selon le communiqué publié à l’issu du conseil des ministres, cette couverture assurantielle veut s’étendre, d’un point de vue opérationnel, aux « agents du public et assimilés, les travailleurs régis par le Code du travail, les acteurs de l’économie informelle et agricole, les indépendants, les bénéficiaires de pension et de rentes ainsi que les personnes indigentes, vulnérables ou démunies ».

Des efforts restent à faire

Rappelons que le Togo a déjà mis en place, il y a huit ans de cela, un régime obligatoire d’assurance maladie, géré par l’INAM (Institut national d’assurance maladie), et lancé en 2011 à l’adresse des agents publics et assimilés. Cela pour dire que le pays s’est lancé sur la voie de la couverture maladie étendue au plus grand nombre il y a presque une décennie. Cela dit, pour atteindre le stade d’assurance maladie universelle, la marge de progression reste importante : au début de l’année 2020, l’INAM comptait un peu plus de 104 000 cotisants, pour une prise en charge de plus de 250 000 personnes.

Le compte rendu du conseil des ministres a expliqué à cet effet qu’ « en dépit des efforts du gouvernement à travers les différents mécanismes contributifs d’assurance maladie et mesures d’aide, la majorité de la population togolaise est confrontée aux paiements directs de leurs dépenses de santé ». Selon le conseil, cela est principalement dû à la fragmentation de la couverture, et aux limites de la loi mettant en place le régime d’assurance maladie obligatoire.