Dans le cadre de la mise en œuvre du troisième du plan national de développement (PND 2018-2022) qui consiste à renforcer le mécanisme d’inclusion sociale, le chef de l’état son excellence Mr Faure Gnassingbé avait procédé au lancement de l’opération des transferts monétaires en avril 2019 à Timbo, un canton situé au nord du Togo. Ce geste du chef de l’état vise à accroître à terme les revenus à la consommation de 60 000 ménages issus de 209 cantons pauvres du pays à hauteur de 15 000 francs CFA par trimestre et par ménage pendant deux ans.
L’organisation de ces transferts s’effectuera à travers des points de paiement dans les localités concernées. Ainsi l’implication des communautés est tellement importante afin de préparer les listes des bénéficiaires pour que chaque ménage puisse recevoir sa paie en temps et en heure aussi pour s’assurer que les 15000 francs CFA trimestriels atteindront les personnes concernées. Pour cela, le paiement exigera la présentation des documents administratifs obligatoires pour la bonne marche de l’opération.

Une expérience pilote qui a déjà fait ses preuves

Le projet avance des objectifs très ambitieux comme s’attaquer au problème de la nutrition et régler la question de la protection de l’enfant. La phase pilote du projet, initiée en 2018 avait largement atteint son objectif avec plus de 29 000 ménages bénéficiaires. À l’horizon 2020, ce chiffre devrait atteindre 60 000 ménages.
Madame Yawavi Bouty ABALO Agboka, Coordinatrice des projets de développement communautaires avait déclaré à la presse que plus de 96 % des ressources allouées au projet ont été utilisées pour les enfants, la nutrition et pour les soins de santé. Par exemple, il a été constaté que la fréquentation des centres de santé a beaucoup baissé. Et puis le poids des enfants qui sont nés après la mise en place du programme est deux fois meilleur que le poids de ceux qui étaient nés avant.

Témoignage poignant de bénéficiaires

Mme Bambaoura Ragoudita, qui s’occupe d’un atelier de production d’Akôtô (un savon local), situé à Labidè dans la région de Tchaoudjo, a bénéficié comme toutes les femmes de son village de cette prestation. Elle nous parle de son expérience : « J’ai pu recevoir du bureau de l’Agence MOOV la somme de quinze mille (15.000) francs CFA trimestriellement. Avec le soutien et l’accompagnement de l’ANADEB et les réunions communautaires qui sont organisées dans notre village, on nous sensibilise sur comment faire pour ne pas retomber dans la précarité à la fin des deux ans du projet. Grâce à cette somme, ma famille arrive maintenant à subvenir à ces besoins. J’ai pu aussi épargner une partie de cet argent pour reprendre la production de l’Akôtô, ce que j’avais cessé de faire, car je n’avais pas suffisamment de ressources. Maintenant, beaucoup de choses se sont améliorées dans ma vie : les enfants sont en bonne santé et mangent régulièrement à leur faim. Mon foyer est plus tranquille. Je prie souvent Dieu, car le gouvernement a fini par penser à nous.»
Une autre bénéficiaire, femme au foyer, nous raconte qu’avec cet argent elle a pu garantir à son enfant un petit déjeuner, a pu acheter de la fourniture et a réussi même à développer une activité pour subvenir aux besoins de sa famille.