Selon les dernières statistiques de l’administration togolaise, la dette publique du Togo s’élevait à environ 2 407 milliards de francs CFA (soit un peu plus de 4,12 milliards de dollars) à la fin du premier semestre 2020. Plus de détails sur le sujet dans la suite de cet article.

Une dette majoritairement libellée en monnaie locale

Selon les données des autorités togolaises compétentes, la dette du pays reste majoritairement libellée en monnaie locale, à hauteur d’environ 70%, soit 1 674 milliards de francs CFA, contre 30% des créances libellées en numéraire étranger (soit près de 733 milliards de FCFA). Par ailleurs, la plus grande partie de cette dette est actuellement à long terme. Il s’agit en effet de créances à plus de 12 mois d’échéance, représentant près de 2 250 milliards de FCFA (soit 93% de l’encours). La dette à court terme selon échéance initiale représente elle 156 milliards de FCFA (7%).

Comparé au semestre précédent, ce premier semestre 2020 a connu une hausse de la dette de l’ordre de 9,6%. A fin 2019, la dette publique du Togo s’élevait à 2 196 milliards de FCFA. Selon la Banque mondiale (BM), cette augmentation devrait se poursuivre légèrement, en ligne avec les dépenses réalisées dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19, et ses conséquences économiques au niveau mondial et continental. En effet, dans un récent rapport, la BM relève que « le niveau de la dette publique devrait augmenter légèrement. Le risque de surendettement extérieur reste modéré, et le risque global de surendettement est élevé ».

D’ici la fin de l’année, la dette du pays risquerait de repasser au-dessus de la barre des 70% du PIB, malgré les nombreux efforts réalisés ces dernières années par le président Faure Gnassingbé pour inverser la tendance. C’est en tout cas ce que note l’institution de Bretton Woods, qui stipule que « la dette publique totale est projetée à la hausse, se situant à 71% du PIB en 2020 ».