La taille du réseau national routier au Togo ne cesse de grandir. Ainsi, plus de 30 milliards de francs CFA sont réservés chaque année à l’entretien routier. Or, dorénavant, il ne s’agit plus de construire de nouvelles infrastructures routières et puis de les laisser à l’abandon et à la merci du temps, mais plutôt de mettre en place des plans d’action pour leur entretien permanent, tout en veillant à la consolidation du réseau routier existant et à sa préservation des risques de dégradation ou de disparition.
Le gouvernement de Faure Gnassingbé compte entamer un programme d’entretien d’envergure qui va concerner plus de 400 km de routes nationales construites ou revêtues. Cette annonce est faite à la suite d’un programme précédent qui a visé plus de 200 km de pistes rurales et environ 340 km de routes. Il s’agit aujourd’hui d’un vaste chantier qui va certainement bénéficier aux entreprises de BTP et favoriser la création d’emploi.
Il faut noter qu’un appel d’offres a été lancé, valable jusqu’au 19 mars prochain, pour l’entretien de 57,6 km de route et 40,9 km sur la région maritime et les Plateaux. En ce qui concerne la région centrale, 193 km de routes sont à remettre en état et 112 km pour la région de Kara.

Le financement des travaux d’entretien routier

C’est la Société de Financement de l’Entretien Routier (SAFER) qui prendra en charge ces travaux sous la veille du ministère des Infrastructures et des Transports (MIT). Les ressources, qui proviennent principalement du budget de l’État, des péages et sur les produits pétroliers ne peuvent couvrir que 30% des coûts des travaux de réhabilitation du réseau routier. Il devient donc urgent de trouver des ressources supplémentaires durables comme la taxe sur les véhicules.
Entrée en vigueur depuis janvier 2019, la taxe sur les véhicules à moteur appliquée au Togo permettra de financer une partie des travaux d’entretien. En effet, les véhicules affectés au transport de personnes devront payent chaque année entre 10 000 et 60 000 francs CFA. Ceux affectés au transport de marchandises, entre 65 000 et 130 000 francs CFA. La motocyclette d’une puissance de plus de 125 centimètres cubes paye 40 000 francs CFA une fois pour toutes à la première immatriculation.
Restent exonérés de la taxe sur les véhicules à moteur, les motocyclettes de 125 centimètres cubes et moins, les véhicules des représentations diplomatiques ou consulaires, les véhicules des forces de l’ordre et de sécurité, les ambulances, les engins à usage agricole et les véhicules d’essai des maisons concessionnaires.