Au Togo, les statistiques les plus récentes indiquent que le taux de chômage a diminué de 3,1 points passant de 6,5 % en 2011 à 3, 4 % en 2015 (la moyenne en Afrique subsaharienne est de 3 %) tandis que le taux de sous-emploi a augmenté de 2,1 points en passant de 22,8 % en 2011 à 24,9 % en 2015.

La jeunesse qui constitue, selon les données du dernier Recensement Général de la Population et des Habitats (RGPH), la tranche la plus importante de la population avec un pourcentage de 36 %  dont l’âge est compris entre 15 et 35 ans, n’est pas épargnée par le phénomène du chômage et du sous-emploi. On estime à 8,1 % le taux de chômage des jeunes. Bref plus de 400 000 jeunes sont, à l’heure actuelle, en situation de chômage et de sous-emploi.

Plusieurs programmes pour la promotion de l’emploi des jeunes

Conscient de la menace que représente l’augmentation du chômage des jeunes pour la paix et la stabilité, le gouvernement togolais n’entend surtout pas laisser grimper le niveau de chômage des jeunes. A raison, il crée plusieurs programmes avec pour objectif de promouvoir l’emploi des jeunes, de lutter contre le chômage et créer la richesse.

Au nombre de ces programmes, figurent le projet Appui à l’Insertion et au Développement et de l’Embauche (AIDE), l’Agence Nationale du Volontariat au Togo (ANVT), le Fonds d’Insertion pour les Jeunes (FIJ), le Fonds d’Appui aux Initiatives Economiques des Jeunes (FAIEJ), l’Agence Nationale d’Appui à la Base (ANADEB) etc…

Toutes ces initiatives ont eu pour résultats la création de milliers d’emplois mais surtout une pré-insertion de milliers de jeunes diplômés sans emplois. Pour rappel, en 2018, le Ministère du Développement à la base, de l’Artisanat et de la Jeunesse revendique la création de 16 000 emplois durables et 57 000 temporaires.

Au regard des actions entreprises, jamais le gouvernement n’est allé si loin dans la recherche de solutions à la problématique de l’emploi, étant entendu qu’elle est non seulement un facteur de croissance économique mais surtout un moyen de redistribution de revenus. Quoi de plus normal qu’elle soit au cœur des stratégies de croissance économique et de lutte contre la pauvreté et demeure le principal baromètre de la vie sociale dans les pays.

La problématique de l’emploi des jeunes au Togo est prise en charge par plusieurs institutions parmi lesquelles le Ministère du Développement à la Base, de l’Artisanat, de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, et celui du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité Sociale.

Matérialiser les ambitions de réduction du chômage

Quand l’emploi va tout va” dit-on. Pour relever le défi de l’emploi des jeunes, les autorités s’appuient sur le Plan Stratégique National pour l’Emploi des Jeunes (PSNEJ)  accompagné d’un Programme Emploi Jeune pour matérialiser au plus vite ses ambitions d’accélération de la croissance et de réduction sensible du taux de chômage et de sous-emploi.

Adopté en février 2014, le PSNEJ préconise la promotion de politiques sectorielles de qualité intégrant l’emploi des jeunes, l’amélioration de l’employabilité des jeunes en développant les compétences des jeunes demandeurs d’emplois à travers le renforcement des capacités d’intervention du Programme de promotion de Volontariat National au Togo (PROVONAT), le renforcement de la capacité à l’auto-emploi afin de favoriser le développement de la culture de l’entrepreneuriat et l’emploi indépendant chez les jeunes. Le renforcement de la promotion de l’accès au financement des jeunes est aussi pris en compte.

A ce titre il est prévu des mécanismes innovants de financement permettant de lever des ressources plus abondantes et prévisibles et de renforcer les capacités d’intervention du Fonds d’Appui aux Initiatives Economiques des Jeunes (FAIEJ) et de l’Agence Nationale de Promotion et de Garantie de Financement (ANPGF). Le lancement en janvier 2014 du Fonds National pour la Finance Inclusive (FNFI) demeure une démarche salutaire, c’est le moins qu’on puisse dire.

Gagner le combat contre le chômage et principalement celui des jeunes, demande d’immenses efforts. L’on comprend que la mise en œuvre du Plan National de Développement (PND) 2018-2022 est une réponse aux défis du Chômage et du sous- emploi. Par son biais le Togo désire réduire le taux de chômage à 2,6 % et celui du sous-emploi à 19,4 % en 2022.