Le gouvernement togolais est convaincu qu’il ne peut y avoir de développement économique et social sans une participation active et intégrante de tous les citoyens, sans distinction de sexe, d’âge ou d’ethnie. A travers nombre d’actions, il continue de promouvoir l’équité et l’égalité de genres, une condition sine qua non pour l’autonomisation de la femme. Par quels moyens procède-t-il ?

Togo, efforts d’autonomisation de la gente féminine : quid des femmes togolaises

D’après le 4ème recensement général au Togo, les femmes représentent 51,4 % de la population et 51,1 % de la population agricole. Le pays entend poursuivre la promotion de la participation effective de la femme au développement sous toutes ses formes, avec en ligne de mire, un taux de 28 de femmes propriétaires d’entreprises (ce taux était de 22,42 en 2015) et 60 % de femmes ayant accès au crédit (ce taux était de 44,36 %) ; ce qui accroîtra la croissance économique de 5,3 % à 7,6 % d’ici 2022.

Les moyens employés pour y arriver sont multiformes : amélioration des statuts juridique, social et culturel de la femme, la promotion de leur participation aux activités économiques grâce à une facilitation d’accès aux facteurs de production, le renforcement de leur participation active aux instances de décision, des formations sur le leadership féminin et des créations d’associations promotrices des valeurs féminines, des séances de sensibilisation.

Journée de la femme africaine

A travers l’institutionnalisation de cette journée célébrée chaque 8 mars au Togo, il ne fait plus aucun doute que les différents acteurs tentent de saisir l’opportunité que représente la femme pour accélérer le progrès national. D’ailleurs, le thème retenu cette année (« le PND, un levier pour l’autonomisation économique de la femme togolaise ») est très évocateur. Il paraîtrait que SEM Faure Gnassingbé, président de la République du Togo, porte un intérêt particulier à ce que l’égalité des sexes soit respectée, du moins améliorée.

Naturellement, ce regain de confiance, pris seul ne suffit guère. Il faut y greffer des actions tangibles. C’est pourquoi entre 2006 et 2011, dans le domaine de l’éducation et de la formation, le taux net de scolarisation de la jeune fille est passé de 71 % à 79 %.

Le FNFI et les femmes

En cinq (05) ans d’activités, le Fonds national de la finance inclusive (FNFI) a octroyé 1 553 201 crédits pour un montant total de 80 847 milliards de F CFA. Avec ses produits (Apsef, Ajsef, Paf etc.), il donne un coup de pouce aux femmes togolaises désireuses de s’investir dans une activité rémunératrice de revenus. Ces crédits les rendent autonomes, épanouies et indépendantes.

Politique nationale d’égalité de genre

Il n’est pas passé sous silence l’existence du Centre d’Incubation des Femmes Entrepreneures « INNOV’UP » qui bénéficie de l’accompagnement du Pnud depuis 2014, l’Association des femmes cheffes d’entreprises (AFCET) ;  la Fédération des Entrepreneures et Femmes d’Affaires du Togo (FEFAT), le Réseau paix et sécurité des femmes de l’espace CEDEAO (REPSFECO) etc., des organisations de la gente féminine que le gouvernement soutient depuis de longues dates.

le Togo fait des efforts dans l’équité genre

En visite en juillet 2019 au Togo, la représentante de l’Association « ONU-FEMMES » a pu analyser l’agenda de l’égalité de genre et de l’autonomisation des femmes togolaises. Mme Oulimata Sarr a déclaré que : « le Togo fait des efforts dans l’équité genre. Les femmes aideront le pays à aller à une croissance à deux chiffres. Voilà pourquoi nous accompagnerons le Plan National de Développement ».

togo egalite des sexes togo droit des femmes egalite homme femme

Source des images : http://www.educationtogo.org