Après des résultats de tests préliminaires qualifiés de positifs, le Sénégal a décidé de poursuivre l’usage de l’hydroxychloroquine comme traitement contre le Covid-19. Cette analyse préliminaire fait état d’une réduction de la période d’hospitalisation dans un contexte marqué par une augmentation inquiétante du nombre de contaminés.

Depuis le début de la pandémie, le Sénégal a décidé de suivre les recommandations du professeur français Didier Raoult et d’opter pour le traitement à l’hydroxychloroquine dans les hôpitaux du pays, malgré la polémique sur son efficacité et ses éventuels effets secondaires.

Le nombre de cas de contaminés reste élevé 

Avec 1 433 cas de contamination déclarés et douze décès depuis l’apparition du Covid-19 au Sénégal. Le ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr a affirmé lors d’une conférence de presse que la situation confirme clairement que l’épidémie ne faiblit toujours pas. Mais il a assuré que la propagation du virus reste sous contrôle.

Devant cette situation sanitaire difficile, les autorités sénégalaises ont annoncé leur décision de ne plus admettre les patients asymptomatiques ou avec peu de symptômes au sein des hôpitaux publics, et de les placer dans des sites conçus spécialement pour les mises en quarantaine.

Un traitement prometteur selon les analyses 

Les résultats de l’analyse préliminaire présentés par le professeur Moussa Seydi, infectiologue qui dirige les opérations de lutte contre cette pandémie indiquent que, sur la totalité des patients soumis au test, la durée moyenne d’hospitalisation était inférieure pour les malades ayant reçu un traitement à l’hydroxychloroquine et les résultats sont encore plus prometteurs pour les malades ayant reçu de l’hydroxychloroquine associée à l’azithromycine (antibiotique), notamment lorsque le traitement est mis en place dans les 24 heures.

Pour rappel, le Sénégal, comme d’autres pays de la région avait mis en place les mesures  qui s’imposent pour limiter la propagation du virus avec un couvre-feu nocturne, la fermeture des frontières et la restriction des déplacements et les rassemblements sans pour autant imposer un confinement généralisé qui, selon les autorités, aurait des impacts désastreux sur les plus démunis.