Dans son processus de développement socioéconomique résilient et inclusif, le Togo a toujours réservé une place de choix aux préoccupations relatives à la santé. Cet intérêt infaillible pour le bien-être physique des populations a amené les pouvoirs publics à multiplier des actions qui, lentement mais sûrement, augmentent l’espérance de vie des Togolais. L’une des actions phares est le recrutement, depuis 2008, de plus de cinq mille (5000) agents de santé pour renforcer les hôpitaux et par conséquent le service sanitaire.

S’appuyant sur les chiffres communiqués par les officiels, par le biais des concours généraux et sectoriels organisés de 2008 à 2018, le gouvernement togolais a recruté au total cinq mille cent quarante-sept (5147) agents de santé. Précisément, ces différents recrutements trouvent leur fondement dans la politique de renforcement en ressources humaines (quantitativement comme qualitativement) dans le secteur sanitaire.
De fait, ce chiffre porte à onze mille quatre cent trente-huit (11.438) le nombre de fonctionnaires exerçant dans le secteur de la santé. Mieux, dans les mois à venir, ce chiffre devrait augmenter grâce au nouveau concours de recrutement qui est prévu pour avril 2020. Dans les détails, six cent quatre-vingt-dix-huit (698) agents dont six cent vingt-trois (623) médicaux et paramédicaux seront retenus pour renforcer davantage les effectifs des hôpitaux publics du Togo.

Autres initiatives

Mis à part le recrutement massif d’agents de santé, le gouvernement veut doter les structures sanitaires, dès cette année 2020, de scanners pour améliorer nettement la prise en charge des patients. Aussi, les autorités publiques entendent multiplier les Centres médicaux sociaux dans les zones rurales. Ce qui va permettre aux populations de bénéficier de soins de santé de qualité, ne plus recourir à l’automédication, à la médecine traditionnelle ainsi qu’aux autres formes de pratiques médicales peu orthodoxes. En outre, il n’est pas à passer sous silence la construction du centre hospitalier ultramoderne (Hôpital Saint Pérégrin) qui devrait être opérationnel à partir de juillet 2020.
Dans le même sillage, le processus de contractualisation des formations sanitaires publiques enregistre, depuis 2017, des résultats encourageants. Principalement, il consiste à assainir la gestion sanitaire, à réhabiliter et à doter les structures d’équipements. Les prémices sont perceptibles au niveau des recettes des prestations et des pharmacies. En novembre 2019, le compte bancaire du Centre médico-social de Siou (Niamtougou dans la préfecture de Doufelgou au nord du Togo) était crédité de 9.386.562 francs CFA. A ce jour, en ce qui concerne la disponibilité des médicaments dans les centres contractualisés, elle est estimée à près de 95%. Des avancées nettement appréciables qui laissent présager un avenir meilleur pour la santé des citoyens togolais.