Mardi 2 juin 2020, le monde a célébré la journée internationale du « passage à niveau ». Cette journée est célébrée depuis 2009, année à laquelle elle a été décrétée par les Nations Unies en collaboration avec l’Union internationale des chemins de fer. Mais force est de constater qu’au Togo, le respect des passages à niveau peine à rentrer dans les mœurs et les comportements des usagers de la route. Eclairage.

Non-respect des passages à niveau : un sport national au Togo !

Bien que le non-respect des passages à niveau soit un sport national parmi les usagers de la route au Togo, les champions toutes catégories de la discipline ne sont autres que les conducteurs de taxi-moto, connus sous le nom de « zémidjan ». Pour en avoir la preuve, il suffit de faire un tour dans la capitale Lomé et de constater, de visu, la manière de laquelle ils se comportent au niveau des points de croisement entre la voie ferrée et la voie routière.
Il est très commun d’observer les conducteurs de taxi-moto outrepasser l’ordre de s’arrêter aux passages à niveau. Que ce soit à Agoè Gakpoto, Bè Gakpoto ou encore Atikoumé, les zémidjan ne peuvent (souvent) s’empêcher d’ignorer le drapeau rouge levé par l’agent de sécurité, synonyme d’arrêt momentané pour les usagers de la route. Une manœuvre on ne peut plus risqué, que ce soit pour les passagers ou les conducteurs eux-mêmes.

Les autorités appelées à sévir

Conséquence logique du non-respect des passages à niveau : le nombre croissant des accidents de la route au niveau de ces points de croisement. D’autant plus qu’en raison des passages répétés des trains, ces endroits de la route ne sont pas dans état optimal. Il devient donc urgent que les autorités compétentes sévissent d’une main de fer pour endiguer ce genre de comportements routiers dangereux.