L’Etat togolais a annoncé, depuis 2017, le projet d’identification biométrique dans l’optique de formaliser l’identité des personnes vivant sur le sol togolais. Tout porte à croire que cette initiative connaîtra un démarrage effectif d’ici la fin de l’année 2020.

Le numéro d’identification biométrique unique a pour vocation d’attribuer à chaque individu résidant sur le sol togolais (qu’il soit togolais ou pas) un identifiant unique. La procédure entend doter, à l’horizon 2026, tous les résidents du Togo d’un Numéro d’identification unique (NIU). Il sera composé de dix (10) chiffres, totalement aléatoire et servira de « base pour les services publiques, les services dans le social et dans le privé ». Il « permettra aux entités du gouvernement d’avoir un élément pour communiquer ensemble et être plus efficace dans les politiques publiques » a annoncé les autorités.

Volet social de la procédure

Le numéro d’identification biométrique unique n’a aucunement l’intention d’écarter les populations démunies. Se définissant comme une procédure inclusive et participative, le Numéro d’identification unique (NIU) souhaite offrir la possibilité aux couches les plus vulnérables (ne disposant pas de pièces d’identité conventionnelles) d’accéder à un élément d’identification. La procédure biométrique est une technique qui intègre notamment les empreintes digitales, l’iris et une photo.
Pour y parvenir, l’Etat va faire appel à la société civile, les représentants des structures publiques et non gouvernementales en leur décrivant l’importance et les modalités d’implication des différentes parties. L’objectif est d’arriver à identifier les contraintes matérielles liées aux réalités du terrain et d’échanger avec ces acteurs sur les questions afférentes, notamment la protection des données à caractère personnel et les possibles impacts sociaux d’un tel outil. L’idée étant d’avoir un système le plus inclusif possible, capable de résister à la « fracture civile » entre les différentes couches de la société.
Surtout, il est question d’arriver à intégrer des bénéficiaires des prestations sociales (inclusion financière, différents mécanismes assuranciels, filets sociaux etc.) ou encore la digitalisation de l’Etat civil. Une fois opérationnel, le numéro d’identification biométrique unique permettra d’atteindre, pas à pas, la couverture assurance universelle ainsi qu’une intégration sous régionale.