Ces dernières années, le Togo s’est véritablement penché sur la question de l’autonomisation de la femme, surtout en milieu rural où les services sociaux de base sont en quantité inférieure par rapport à la ville. De ce fait, des stratégies, actions et projets se sont succédé pour pallier cette insuffisance. Le Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC), lancé en 2016, en fait partie. Entre autres réalisations, il a permis de construire des maisons des femmes sur l’étendue du territoire. Ces infrastructures sociocommunautaires améliorent l’accès de la gente féminine aux services sociaux de base et facilitent leur inclusion.

En juin 2019 à Notsè, une maison de la femme a été inaugurée au grand bonheur des principales bénéficiaires. Elle est estimée à près de 143 millions de francs CFA et renferme trois (03) blocs qui comprennent une (01) salle d’alphabétisation, un (01) réfectoire, trois (03) bureaux, une (01) salle polyvalente, une salle (01) d’entrepreneuriat, une (01) salle d’exposition, une (01) salle d’écoute et de conseil, une (01) salle d’attente et une (01) salle de production. Tous ces bâtiments sont équipés de consommables et de mobiliers de bureau. La maison est également dotée d’une paillote.
Dans le même mois, une autre maison des femmes a été ouverte à Sotouboua (dans la région centrale). Son coût est estimé à 100 millions de francs CFA, financés par l’Etat grâce au Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC). Selon les autorités, elle contribuera à former les femmes à l’entrepreneuriat, ce qui leur permettra de s’émanciper et de s’épanouir.
Au même moment à Kara, les travaux de construction de la maison des femmes ont été financés à hauteur de 100 millions de francs CFA par l’Etat. Il s’agit de (03) blocs comprenant une (01) salle d’alphabétisation, un (01) réfectoire, trois (03) bureaux, une (01) salle polyvalente, une (01) salle d’entreprenariat, une (01) salle d’exposition, deux (02) salles d’écoute et de conseil, une (01) salle d’attente, une paillote, des équipements composés de chaises, tables, bureaux, fauteuils, armoires etc.
Ces différentes actions sont destinées à renforcer la protection des droits des femmes, leur autonomisation et accroître leur chance de participation au développement national. Elles visent à faciliter l’intégration sociale des populations pauvres vivant dans les zones peu ou mal desservies par les interventions socioéconomiques de l’Etat. Par-dessus tout, il s’agit d’un cadre propice de travail et d’échanges pour les femmes de ces localités. Ces maisons représentent un « deuxième foyer » pour les femmes et permettent d’augmenter leurs revenus. Ce qui sans l’ombre d’un doute, valorise la femme, contribue à réduire les inégalités et à contribuer à l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD).