« Combattre la corruption par des systèmes judiciaires efficaces et efficients », c’est le thème de la rencontre organisée la semaine dernière par la Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées au Togo (HAPLUCIA). Cet événement a été organisé dans le but d’entrer en contact avec les acteurs impliqués dans la lutte contre la corruption, et d’échanger autour du thème de la lutte contre la corruption et des mécanismes de prévention et d’éradication de ce fléau ravageur pour l’économie. Le point sur le sujet dans la suite de cet article.

La corruption pointée du doigt

L’ouverture de la conférence de lutte contre la corruption au Togo a été faite par Pius Agbétomey, garde des sceaux et ministre de la Justice. Elle s’est par ailleurs tenue dans le cadre de la célébration de la 4e Journée africaine de lutte contre la corruption. Lors de cet événement, on s’est naturellement félicité des grands efforts déployés par le Togo, notamment du point de vue de la mise en pratique domestique de la Convention panafricaine de Maputo. Cette dernière est un texte pour la bonne gouvernance économique et financière en Afrique, entré en vigueur le 5 août 2006.

Mais la conférence fut également l’occasion de pointer du doigt la corruption qui sévit encore, et qui constitue un facteur majeur dans l’aggravation de la dette africain et le ralentissement de ses avancées économiques. Cela dit, le ministre de tutelle n’a pas manqué de rappeler les grandes réformes engagées à ce sujet par le Togo, notamment en matière de bonne gouvernance. Il a précisément relevé l’engagement du pays, depuis deux décennies, dans un processus d’implémentation des dispositions contenues dans les instruments panafricains et internationaux de lutte contre la corruption.