De nombreuses femmes togolaises meurent chaque année du cancer du sein. L’absence de protocole de dépistage est entre autres à pointer du doigt, d’autant plus pendant ce mois d’Octobre Rose, dédié à la lutte et à la prévention du cancer du sein.

La situation du cancer du sein à travers le monde

Il faut savoir que plus de 3 000 femmes décèdent chaque année au Togo du cancer du sein. Il faut à ce titre rappeler que ce cancer est le plus diagnostiqué chez les femmes à travers le monde, que ce soit avant ou après la ménopause (même s’il est vrai que ce cancer survient majoritairement après 50 ans). Ainsi, 1 femme sur 9 est atteinte d’un cancer du sein au cours de sa vie, et 1 femme sur 27 en mourra.

Le diagnostic et la prévention sont des éléments capitaux pour prévenir et guérir la maladie.

L’urgence de la prévention dans le cadre du cancer du sein au Togo

Le Togo est également, et particulièrement, concerné par ce manque de dépistage dans le cadre du cancer du sein. En effet, le nombre de femmes qui décèdent de cette maladie s’explique essentiellement par un très grand retard en matière de dépistage.

C’est notamment le cas pour les femmes qui vivent dans les zones rurales et qui sont en situation d’isolement. Elles arrivent malheureusement bien souvent trop tard à l’hôpital après avoir essayé de se soigner par une médecine traditionnelle. Il faut de plus souligner que pour bon nombre de femmes togolaises, les soins médicaux sont bien souvent inaccessibles, tous les soins n’étant pas pris en charge par l’Etat.

C’est pourquoi le gouvernement met en place diverses mesures afin de pallier ce manque de communication et de dépistage. Une campagne gratuite a ainsi été lancée en 2019 dans les hôpitaux publics.