La 7e édition du Forum solidarité sociale des travailleurs du Togo 2020 (FSSTT) a été lancé il y a peu par l’ONG Solidarité Action pour le Développement Durable (SADD) et les syndicalistes. L’édition de cette année (du 16 au 18 décembre 2020 au siège de la CSI-Afrique à Lomé) s’inscrit dans la dynamique d’humanisation des conditions de travail et de vie des travailleurs et des citoyens en vue de la restauration sociale au pays.

Résoudre la problématique du travail décent

Cette année, la 7e édition du FSSTT a pour thème « le Togo au cœur des initiatives de transformation sociale face à la problématique du travail décent, des droits humains, de la RSE, de la protection et du dialogue sociétal avec les communautés hôtes des installations minières dans le secteur minier ». Rappelons à ce propos que ce même thème a fait l’objet de la 5e édition du forum, qui s’est tenue il y a deux ans à Kpalimé. Si le thème a été repris cette année, c’est parce que les initiateurs du forum pensent qu’il n’y a pas eu d’évolution sur le sujet.

Ainsi, selon Yves Dossou, le coordonnateur technique du FSSTT, cette thématique a pour objectif de susciter la prise de conscience d’envergure de sorte à ce que l’attention des gouvernant et de tous les acteurs soit porté sur le secteur : « Le Togo étant un pays sous développé, les richesses nationales en réalités doivent nous permettre de contribuer au développement de notre pays. Mais lorsque ces richesses sont confisquées et exploiter de manière à ne pas contribuer au développement du pays, il est questions que les acteurs sociaux que nous nous sommes, nous puissions créer l’espace de réflexion d’analyse et de proposition d’alternative pour aider nos gouvernants et l’ensemble du peuple togolais à profiter de ces biens nationaux ».

Un cadre de réflexion et d’analyse sur le travail décent

Le FSSTT est un cadre de réflexion et d’analyse au sujet des avancées ou des retards pris ces deux dernières années des populations des communautés de vie et de travail dans les mines à travers des interventions croisées des acteurs sociaux. Les principales questions abordées sont celle de la conformité avec les piliers et principes fondamentaux du travail décent, ainsi que celle de la mise en évidence des atteintes et des violations des droits humains, ainsi que des contradictions qu’elles soulèvent avec les principes directeurs aux entreprises et aux droits de l’homme des Nations unies.