Face à la pandémie du coronavirus, le gouvernement togolais n’a pas tardé à s’adapter à l’urgence de la situation, à octroyer des aides et à adopter des mesures préventives. En plus des mesures d’hygiène strictes, qui sont maintenant encore plus urgentes que jamais, l’Etat a instauré d’autres actions pour prévenir les éventuels dégâts.

L’impact de la crise sanitaire sur l’activité professionnelle

Pendant la période de l’urgence décrétée au niveau national, l’Etat togolais a interdit catégoriquement les déplacements, à l’exception toutefois du personnel des secteurs indispensables, qui exerce des fonctions dans le cadre des dispositions du décret d’urgence. Cette interdiction ne vise pas le personnel de santé, les médecins, les infirmières, les techniciens, les auxiliaires et les ambulanciers, entre autres, qui travaillent dans les établissements de santé, ni ceux qui, sans être médecins, doivent se déplacer pour assurer la sécurité.
2020 sera une année marquée par le coronavirus, mais aussi par le nombre élevé de personnes dans le monde qui ont perdu ou pourraient perdre leur emploi en raison du ralentissement de l’économie mondiale. La fermeture d’usines, de magasins et de centres de loisirs, la paralysie d’activités non essentielles et la baisse de la demande sont quelques-uns des facteurs qui ont commencé à faire grimper le chômage à l’échelle mondiale.
Dans ce sens, l’Organisation Internationale du Travail a affirmé qu’entre 5,3 millions et 25 millions de personnes dans le monde pourraient perdre leur emploi, en fonction de la gravité et de la durée de l’épidémie de coronavirus.

Les efforts de l’état togolais pour soutenir financièrement la couche vulnérable de la population

Aujourd’hui, beaucoup d’entreprises ont décidé de poursuivre leurs activités par le « télétravail ». Cependant, tous les lieux de travail ne peuvent pas se conformer à ces mesures. Cela est particulièrement vrai dans le cas du secteur informel de l’économie. Conscient de l’apparente imminence de la crise sanitaire, le gouvernement togolais est préoccupé par ce qu’il adviendra de l’indemnisation économique de ces personnes, qui pourraient être sérieusement affectées par l’absence de revenus.
Dans le but d’accompagner les populations affectées, le gouvernement togolais n’a pas tardé à lancer le Programme de Revenu Universel de Solidarité.

Programme de Revenu Universel de Solidarité : qui est éligible ?

De toute évidence, seuls les travailleurs du secteur informel sont éligibles au programme de soutien financier mensuel. Ce dernier concerne particulièrement les travailleurs résidents sur le territoire national, ayant perdu leurs sources de revenus, dans le contexte de la politique de la riposte contre le Coronavirus établie par l’Etat. Il s’agit, entre autres, des zémidjans, chauffeurs de taxi, Portefaix (Agbantéto), Vvendeurs ambulant(e)s, revendeurs, couturiers(ères), coiffeurs, artisans (menuisiers), cordonniers, employés de bars, restaurants, maquis…
Le gouvernement stipule que les zémidjans (dont l’activité sera suspendue après le 11 avril) bénéficieront d’un transfert monétaire à hauteur de 20 000 FCFA par mois. Tandis que les autres bénéficiaires recevront un montant de 12 500 FCFA (femmes) et 10 500 FCFA (hommes).
Pour bénéficier de ce programme, il faut être âgé d’au moins 18 ans, être détenteur d’une carte nationale, un permis de conduire, et une carte d’électeur.