Dans un contexte de pandémie de Covid-19, le Gouvernement et la Commission National du Hadj (CNH) ont publié un communiqué conjoint qui annonce la suspension temporaire de l’organisation du Hadj pour l’année 2020.

La suspension du Hadj confirmé par les autorités togolaises

L’an dernier, ils étaient plus de 2 200 togolais a effectué le grand pèlerinage à la Mecque. Cinquième pilier de l’Islam, le pèlerinage, ou Hadj en arabe, est une obligation religieuse faite à tous ceux et celles qui en ont les moyens financiers et physiques. Cette année, en raison de la pandémie Covid-19, les autorités togolaises (le gouvernement et le CNH) ont annoncé via un communiqué la suspension de ce rite religieux pour l’année 2020.

Une telle décision se justifie amplement dans un contexte de propagation du coronavirus, et des mesures de confinement et de distanciation sociale que la pandémie impose aux populations de nombreux pays dans le monde.

Une décision en ligne avec celle des autorités saoudiennes 

La décision des autorités togolaises de suspendre le Hadj cette année est en droite ligne avec celle des autorités saoudiennes. A la fin du mois dernier, l’Arabie Saoudite avait réagi à la pandémie Covid-19 en appelant les gouvernements et les musulmans du monde entier à suspendre leurs préparatifs pour le pèlerinage au titre de l’année 2020.

Ayant déjà grandement restreint son espace aérien pour limiter le risque de propagation du virus, le Togo n’a eu d’autre choix, à l’instar des autres pays comptant des populations musulmanes, que de suspendre temporairement le Hadj cette année.

Une suspension temporaire

Les autorités togolaises se veulent rassurantes en révélant que la décision de suspension du Hadj cette année n’est que temporaire. Selon Payadowa Boukpéssi, ministre de l’administration territoriale en charge des cultes, la suspension « pourra être reconsidérée en liaison avec les autorités saoudiennes, en fonction de l’évolution de la pandémie ».