Combien d’enfants à travers le monde n’ont-ils pas vu leur avenir hypothéqué à cause de la faim ? La question alimentaire, une des causes majeures dans l’abandon de l’école par certains enfants. Elle a également un impact sur le taux de fréquentation scolaire des enfants. Enrayer le phénomène plus remarqué en milieu rural, c’est corriger les poches de pauvreté, d’où les cantines scolaires identifiées comme un catalyseur dans la promotion d’une éducation de qualité au TOGO.

Cantines scolaires au Togo : un programme pertinent

Malgré la gratuité de l’école primaire publique décrétée par le gouvernement togolais, il existe une génération d’enfants scolarisables mais sans accès à l’école ou qui y ont accès mais abandonnent les classes avant la fin du cycle primaire. Et pour cause, le problème d’alimentation des enfants issus des milieux défavorisés. Vu la pertinence du programme, la Banque mondiale apporte son appui à l’Etat togolais pour sa réussite. De 2008 à ce jour, plus de 82 ,5 millions de repas chauds sont servis aux élèves des cours primaires. L’effectif des élèves bénéficiaires s’élève à près de 92 mille répartis dans 304 écoles ciblées sur toute l’étendue du territoire à raison de 161 établissements couverts par la Banque Mondiale et 143 par l’Etat togolais.

Coût annuel du programme : 2,5 milliards de FCFA dont 1,5 milliards pour la banque mondiale et 1 milliard pour le Togo. Un partenariat est signé avec des ONG qui mettent en œuvre le programme sur le terrain sous des associations des parents d’élèves. Toutes les dispositions sont prises pour une alimentation de qualité. L’aspect hygiène n’est nullement négligé. “Les mamans cantines” s’assurent de la propreté des mains des élèves qui doivent se laver les mains avant de passer à table grâce à un dispositif qui est mis en place dans tous les établissements bénéficiaires. C‘est dire que pour une éducation de qualité, tout est pris en compte.

Des cantines scolaires pour booster les résultats

Le programme est une sous composante du projet filets sociaux et services de base. Heureuse initiative pour booster les résultats à l’école et lutter contre la déperdition scolaire. Les expériences affichent de bons résultats. Depuis 2010, le taux d’abandon a régressé en passant de 1,5% dans les écoles sans cantines à 0,8% dans les écoles à cantines. L’effectif scolaire a progressé de 0,6% dans les écoles sans cantines contre 10,3% dans les écoles bénéficiaires. Le programme contribue aussi à la couverture de 2 /3 des besoins en alimentation des enfants selon L’Organisation Mondiale de la Santé OMS.
Pour le compte de l’année scolaire 2018-2019, 92 mille écoliers ont bénéficié de repas chaud chaque jour d’école. Le taux de couverture des cantines scolaires continue de progresser. Mais somme toute le défi reste encore grand et il y a lieu de maintenir le programme et surtout l’étendre à d’autres établissements scolaires qui ne sont pas encore couverts.