Au Togo, la garantie de la scolarisation pour tous les enfants est un enjeu fondamental au cœur des priorités de l’Etat. Il urge de remonter la pente pour être en adéquation avec les objectifs du Plan national de développement (PND). Cela passe par le renforcement de la fourniture des services sociaux aux élèves à travers les cantines scolaires.

Bien avant le PND, le gouvernement togolais avait mis en place un programme national d’alimentation scolaire qui s’inscrit dans la dynamique des orientations contenues dans les déclarations des chefs d’Etat africains en 2014 et 2016 visant à accorder une priorité à l’alimentation scolaire conformément aux Objectifs de développement durable (ODD).
Les cantines scolaires ont permis d’augmenter considérablement les effectifs dans les établissements scolaires. De 2008 à ce jour, 82,5 millions de repas chauds ont été servis. L’effectif des élèves bénéficiaires s’élève à 91.666 répartis dans 304 écoles sur toute l’étendue du territoire. Mieux, les évaluations sur la période 2008-2017 montrent que 60 à 75% des besoins quotidiens des enfants en termes d’alimentation sont couverts par les repas scolaires. Grâce aux cantines scolaires, le taux de fréquentation scolaire a augmenté jusqu’à 9,4% comparé à 7% dans les zones non bénéficiaires ; l’inscription des filles a également augmenté de 12,6% alors que ce taux est de 5,5% dans les écoles non bénéficiaires.

Bilan positif

Hormis l’augmentation des effectifs, les cantines scolaires ont clairement favorisé le coup d’accès des enfants issus des communautés les plus pauvres à des soins appropriés, accroissent leur assiduité et leur fréquentation scolaire. Il convient de rappeler que les cantines scolaires existent dans plus de 300 écoles ; 7.089.359 repas ont été servis à 91.319 élèves au cours de l’année scolaire 2017-2018. Achevé l’année dernière sur une note de satisfaction, le programme des cantines scolaires a repris avec le début de la nouvelle année académique 2019-2020. Ils seront au total près de 92.000 écoliers de 304 Ecoles primaires publiques (EPP) des cantons les plus pauvres de 22 préfectures dans les 05 régions à bénéficier de repas chauds durant toute l’année scolaire. Le programme lancé en début d’année 2018, conjointement financé par la Banque mondiale et l’Etat togolais à hauteur de 2,5 milliards de francs CFA, est une composante du projet Filets sociaux de base (FSB).