Afin de créer plus de richesses, améliorer les conditions de vie et de travail dans les milieux ruraux, rehausser la compétitivité du secteur agricole, le Togo s’est engagé à installer des agropoles sur l’étendue du territoire. Les travaux de réalisation de la nouvelle retenue d’eau de la localité de Natchibore (située dans la région de la Kara) ont été achevés. Selon les chiffres communiqués par les autorités, l’infrastructure servira à approvisionner plus de 300.000 personnes en eau.

Dans les détails, le nouvel ouvrage fait partie des dix (10) prévus pour les Centres de transformation agricole (CTA) dans le cadre du projet de la mise en œuvre des agropoles au Togo. Les objectifs sont clairs, il s’agit de développer les chaînes de valeurs agricoles et de booster la production dans ce secteur.

Retombées socioéconomiques

D’un coût global de 65 milliards de francs CFA (dont près de 77% sur fonds de l’Etat), le projet va bénéficier à plus de 300.000 personnes, notamment des petits producteurs qui pourront ainsi étendre leur zone d’exploitation. L’enjeu pour ces pôles de compétitivité est de parvenir à conjuguer les intérêts des communautés et des exploitations familiales à ceux des investisseurs privés, en mobilisant des producteurs, des industriels, ainsi que des négociants et distributeurs des mêmes filières.
A Kara, ce sera autour des chaînes de valeur du maïs, du riz, du sésame, de l’anacarde, de la volaille et des boissons. Il sera question d’augmenter les rendements, mutualiser les équipements, développer la transformation locale et faciliter l’accès aux marchés.

Agropole de Kara

Il va s’étendre sur 165.000 hectares et créer au moins 25.000 emplois. De quoi apporter, d’ici 2022, deux points supplémentaires à la croissance du Produit intérieur brut (PIB) agricole qui était de 7% en 2018, doper les ventes à l’export comme au niveau local et réduire les importations agroalimentaires pour ramener le déficit de la balance agricole à 38%, au lieu de 44% actuellement.
En réalité, le développement de l’agropole de Kara fait partie des huit (08) projets phares identifiés dans le Plan national de développement (PND). L’initiative est appuyée par plusieurs partenaires en développement comme la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque ouest africaine de développement (BOAD).