A Togo, l’accès à l’eau potable demeure un défi majeur que les autorités tentent autant que faire se peut de relever. Contenu dans les Objectifs de développement durable (ODD), l’accès aux ressources vitales de base est primordial. Elles permettent d’améliorer les conditions de vie des populations, surtout en milieu rural. Le gouvernement togolais ne rame pas contre-courant de cette évidence et continue d’enchaîner des projets qui rehaussent le taux d’accès à l’eau potable chaque année.
Comparé aux années précédentes, le taux d’accès à l’eau potable a connu une augmentation. Cette amélioration témoigne de la volonté manifeste des autorités qui se décline en programmes et projets notamment dans les milieux reculés.

Une progression de 48%

De 21% en milieu rural en 2015, le taux d’accès à l’eau potable est passé à près de 69% en 2019. Cette progression, visiblement la plus forte sur la période, est le résultat des programmes de réalisation ou de réhabilitation de forages mis en œuvre. D’après des chiffres officiels, 3200 forages ont été réhabilités à ce jour tandis que 5000 nouveaux forages ont été réalisés.
Quant au milieu semi-urbain, il a connu une légère augmentation. Dans cette zone, le taux d’accès à l’eau potable tournait autour de 23% en 2005. Ce taux est monté à 26% pour se stabiliser à 49% en 2019 grâce notamment à la réalisation de 221 mini-adductions d’eau sur toute l’étendue du territoire national.

Etat des lieux en milieu urbain

En milieu urbain, où près d’un tiers (1/3) de la population avait accès à l’eau potable en 2005, le nombre d’agences de la Société togolaise des eaux (TdE) dans les villes togolaises est passé de 23 à 53, soit le double sous l’effet d’importants investissements. Dans le même temps, une baisse de 25% a été enregistrée sur le coût du branchement simple au réseau d’eau potable en milieu urbain. Celui-ci passe de 100.000 à 75.000 francs CFA et contribue à booster les branchements d’eau en zone urbaine.
Ces actions cumulées ont permis de booster à 55% le taux d’accès à l’eau potable. Un taux qui était de 30% en 2005, soit une progression de 25% en quatorze (14) ans.